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Programme CAPTOR
Investissements d'avenir
Pharmacologie sociale (WP3)Présentation

Présentation

L’axe « Pharmacologie Sociale » du programme CAPTOR aborde la problématique du médicament anti-cancer dans la « vraie vie ».

Pharmacologie sociale

Cette notion de médicaments dans nos sociétés regroupe à la fois l’idée de l’impact de la médicamentation de nos sociétés mais également de la métabolisation des médicaments par nos sociétés. En effet, pour un médicament ou pour une combinaison de médicaments, plusieurs questions restent souvent sans réponse :
 
« Quelle est l’efficacité du médicament dans des conditions dites de « vraie vie » pour toute une population ? Quelles sont les conséquences de la phase de traitement anticancéreux sur le statut psychologique et social (y compris professionnel) du patient ? Le bénéfice sur la survie des patients : oui, mais jusqu’à quel prix sur la qualité de vie ?»
 
Cette problématique est particulièrement sensible au cours de la phase active de traitement mais également - et peut-être encore plus -  au cours de la période de l’après-cancer, durant laquelle surgissent des difficultés physiques, psychologiques ou sociales qui retentissent sur la qualité de vie, sur la consommation de soins et sur l’évolution du statut psychologique.
 
L’hypothèse de travail au sein de l’équipe de pharmacologie sociale est de considérer que, pour une maladie donnée, chacun des déterminants liés au malade, à la maladie, ou à la prise en charge (dont les médicaments anticancéreux) impactent les composantes de l’après-cancer.
 

Afin de générer des résultats probants dans les projets menés par CAPTOR, plusieurs bases de données sont constituées et enrichies :

  • deux cohortes « lymphome »,
  • une cohorte « colon »
  • une cohorte « leucémie myéloïde chronique ».

L’approche méthodologique quant à elle est double : l’axe « Pharmacologie Sociale » du programme CAPTOR procède à une analyse longitudinale à partir des cohortes constituées, en adoptant une approche pharmaco-épidémiologique, en association avec le service de pharmacologie clinique du CHU de Toulouse.
 
Les projets menés par l’équipe de pharmacologie sociale sont multiples et allient pharmacologie et épidémiologie sociales :
 

  • Observance de la chimiothérapie à l’échelle régionale dans le lymphome et la leucémie lymphoïde chronique (LLC)
  • Approche pharmaco-épidémiologique de l’observance du Lénalidomide dans le myélome multiple
  • Epidémiologie sociale : rôle des déterminants sociaux dans la dose d'intensité et la réponse thérapeutique
  • Désordres psychologiques et qualité de vie dans l’après-cancer : rôle de l’intensité de traitement, des caractéristiques de la maladie et des déterminants sociaux
  • Le retour au travail : rôle de l’intensité de traitement, des caractéristiques de la maladie et des déterminants sociaux, l'implication des aidants
  • Consommation des médicaments pendant le parcours de soins et pharmaco-épidémiologie de psychotropes chez les malades porteurs de lymphome
  • Pharmaco-épidémiologie des inhibiteurs des tyrosine kinases
  • Intervention : projet AMA1 et AMA-AC

 

[+] En savoir plus


Le projet CAPTOR développe un axe de  recherche en « pharmacologie sociale ». Ce terme désigne l’ensemble des savoirs et des méthodes relatifs à la vie d’un médicament au-delà de sa mise sur le marché.
 
Au cours de la dernière décennie, la cancérologie a bénéficié de l’introduction de très nombreux médicaments dont certains se sont avérés extrêmement efficaces. Pour la plupart, il s’agit de médicaments qui ciblent une protéine ou une fonction cellulaire précise.
Cette évolution favorable ne doit pas faire oublier les difficultés et limites suscitées par ces thérapeutiques nouvelles : nouveaux effets secondaires, prise en charge de plus en plus spécialisée nécessitant souvent des analyses moléculaires sophistiquées pour circonscrire les indications, définition de nouvelles associations, surveillance clinique et biologique spécifique, et au total, une  évidente complexification des soins et une augmentation considérable des coûts. De plus, sous l’effet des nouveaux traitements, un certain nombre de cancers, autrefois rapidement fatals, présentent des évolutions prolongées soulevant ainsi des défis propres aux maladies chroniques tels que les difficultés d’ordre psychologique, la réinsertion professionnelle et de façon plus large, la réhabilitation sociale. Ces difficultés se partagent inégalement selon que le patient se trouve pendant la phase active du traitement ou dans la phase de « l’après-cancer », ce terme consacré restant ambigu puisqu’il désigne une phase caractérisée par l’absence de maladie évolutive, sans préjuger souvent d’une authentique guérison.
 
Pendant la phase active, les difficultés sont pour l’essentiel le maintien d’un bon niveau de sécurité des soins face aux effets secondaires aigus, la nécessité d’une excellente observance et la préservation d’une certaine qualité de vie pour favoriser l’adhérence du patient au traitement.
Pendant l’après cancer, les problématiques résident davantage dans les événements  psychologiques et sociaux, les éventuelles séquelles des traitements, les interactions avec les comorbidités et enfin les effets secondaires retardés (souvent méconnus pour les très nouveaux médicaments). Phase active et après-cancer représentent ce qu’il est convenu d’appeler à présent le parcours de soins.
 
Pour sécuriser le parcours de soins, une méthode originale de suivi, basée sur une intervention téléphonique systématique au domicile du patient par une infirmière coordinatrice spécialisée, a été développée dans le service d’hématologie du CHU de Toulouse. Cette procédure a été appelée « Assistance des Malades Ambulatoires » (AMA). AMA a été décliné en deux versions :
 
AMA1 durant la phase active du traitement, dédié à la détection des effets aiguës, la sécurité des soins et l’observance,
AMA-AC pour l’après cancer, dédié à la détection d’une éventuelle rechute mais aussi aux comorbidités, aux complications psychologiques et aux difficultés sociales.

Plus de 1000 malades ont bénéficié des procédures AMA. Le programme CAPTOR a su montrer que AMA est faisable, efficace, qu’elle améliore l’observance et détecte un nombre important d’événements durant l’après-cancer. Enfin, grâce à une saisie informatique des données, AMA s’est révélée être une méthode inégalable d’analyse du parcours de soins dans le cadre du programme CAPTOR.

 

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Agenda

Conférence "Stress & Cancer"
Amphithéâtre IUCT-O - 13h30 - 29/11/2017

Réunion CAPTOR WP3
Faculté de Médecine de Purpan - 17:30 - 22/03/2017
Université Toulouse 3 - Paul Sabatier Inserm CNRS Institut Claudius Regaud CHU de Toulouse IUC Oncopole ANR